Congé de mobilité : questions fréquentes
Qu'est-ce que le congé de mobilité ?
Le congé de mobilité (art. L1237-18-1) est un dispositif d'accompagnement au reclassement externe que l'employeur peut proposer aux salariés dans le cadre d'un accord GEPP/GPEC (gestion des emplois et des parcours professionnels) ou d'un accord portant rupture conventionnelle collective.
Il vise à favoriser le retour à un emploi stable par des mesures d'accompagnement, des actions de formation et des périodes de travail dans une autre entreprise.
L'acceptation du congé emporte rupture du contrat de travail d'un commun accord à l'issue du congé.
Quelles entreprises peuvent proposer un congé de mobilité ?
Les entreprises ou groupes d'au moins 300 salariés tenus de négocier un accord GEPP (art. L2242-20), ainsi que toute entreprise ayant conclu un accord collectif portant RCC.
Le congé de mobilité ne peut donc pas être proposé en dehors d'un cadre négocié.
Quelle est la durée du congé de mobilité ?
La durée est fixée par l'accord collectif (art. L1237-18-2).
En pratique, elle varie généralement de 4 à 12 mois, parfois davantage selon les profils.
Pendant ce congé, le salarié peut :
- Suivre des actions de formation
- Accomplir des périodes de travail dans une autre entreprise (en CDD ou CDI avec clause de retour, art. L1237-18-3)
- Bénéficier de mesures d'accompagnement personnalisé
Comment le salarié est-il rémunéré pendant le congé ?
Deux phases (art. L1237-18-4) :
- Pendant la période correspondant au préavis : maintien intégral de la rémunération.
- Au-delà du préavis : allocation mensuelle, montant minimal 65 % du salaire brut moyen des 12 derniers mois, sans pouvoir être inférieure à 85 % du produit du SMIC par la durée collective (soit ≈ 1,85 × SMIC).
Les sommes versées au-delà du préavis sont exonérées de cotisations sociales dans certaines limites (art. L242-1 CSS).
Qu'arrive-t-il à la fin du congé de mobilité ?
À l'issue du congé, le contrat de travail est rompu d'un commun accord (art. L1237-18-5).
Cette rupture est assimilée à un licenciement pour motif économique au regard de l'assurance chômage — le salarié bénéficie donc des allocations chômage.
Si le salarié est embauché en CDI ou CDD ≥ 6 mois pendant le congé, le congé prend fin et le contrat initial est rompu d'un commun accord à cette date.
Le salarié est-il obligé d'accepter ?
Non. Le congé de mobilité repose sur le volontariat du salarié.
Le refus n'a aucune conséquence directe sur le contrat de travail.
Toutefois, si la proposition s'inscrit dans un contexte de licenciement économique, le refus peut être suivi de la procédure de licenciement classique (entretien préalable, lettre de licenciement, CSP ou congé de reclassement), sauf si l'accord collectif prévoit autrement.
Quelles sont les mesures d'accompagnement ?
L'accord collectif définit les mesures (art. L1237-18-2). Elles incluent généralement :
- Actions de formation (y compris VAE, bilan de compétences)
- Accompagnement personnalisé par un opérateur public ou privé
- Aide à la création ou reprise d'entreprise
- Périodes de travail dans une autre entreprise
- Prestations d'orientation et de soutien à la recherche d'emploi
Le générateur est-il vraiment gratuit ?
Oui, totalement gratuit, sans inscription. Aucune donnée n'est envoyée sur un serveur : tout fonctionne dans votre navigateur.